Comment rendre accessibles les ascenseurs et les appareils de levage spéciaux ?

Ascenseurs d’accessibilité

Le ascenseurs et des dispositifs de levage spéciaux constituent des éléments essentiels pour que chacun puisse accéder à des pièces à différents niveaux à la maison, dans les bâtiments publics, au travail, dans les parkings, les centres commerciaux, les centres de loisirs, etc. Leur existence peut être essentielle pour garantir l'égalité dans la jouissance de ces ressources et leur inexistence, dans des situations d'inaccessibilité, peut entraîner des situations de discrimination. Cependant, pour que les ascenseurs et autres dispositifs de levage soient utilisés par tous, leur conception doit répondre à une série d’exigences pour rendre leur utilisation accessible et sûre.

Accessibilité dans les ASCENSEURS

1. Cabine

La cabine doit permettre à une personne en fauteuil roulant et à son accompagnateur d'y pénétrer. Sa taille dépendra du nombre de portes qui le composent et de sa position :

  • Dimensions minimales (selon les communautés autonomes ; consulter la législation) :
    • Une seule porte : 1,00 m de largeur et 1,20 m de profondeur dans le sens de l'embarquement.
    • Deux portes face à face : 1,00 m de largeur et 1,20 m de profondeur
  • Dimensions recommandées :
    • Une seule porte : 1,10 m de largeur et 1,40 m de profondeur.
    • Deux portes face à face : 1,10 m de largeur et 1,40 m de profondeur.
    • Deux portes d'angle : 1,40 m de largeur et de profondeur.

La cabine aura une main courante à une hauteur comprise entre 95 et 105 cm, séparée entre 45 et 55 mm des parois verticales. La main courante doit être facile à saisir et sa section sera de préférence circulaire, d'un diamètre compris entre 40 et 50 mm. Il comportera également un socle d'une hauteur supérieure ou égale à 30 cm. Vous pouvez avoir un banc pliant.

Les boutons d'ascenseur seront à une hauteur comprise entre 90 et 120 cm et séparés des coins d'une distance minimale de 40 cm. Les informations sur le clavier seront représentées en haut-relief et en braille contrastés. Les boutons seront plus grands que 2 cm. Les boutons encadrés seront évités car ils doivent ressortir clairement du panneau ; en aucun cas les boutons en bas-relief et thermiques ne seront utilisés. Les indicateurs d'arrêt ou d'alarme auront une forme et une couleur différentes du reste des boutons. Des interphones visuels doivent être installés pour garantir la transmission des informations aux personnes sourdes ou ayant des difficultés de communication.

Le niveau d'éclairage à l'intérieur sera d'au moins 300 lux. Les arrêts seront signalés par un indicateur sonore et des informations visuelles sur l'étage des arrêts immédiats et d'autres mouvements de montée et de descente.

2. Portes

Il s'agira de portes automatiques d'une largeur libre minimale de 90 cm et d'une hauteur libre minimale de 2,20 m, avec un capteur à rideau. Votre balayage n'envahira pas l'espace de la cabine. Si les portes sont pliantes ou à livret, il doit y avoir un espace de 1,00 m de largeur et 1,20 m de profondeur non balayé par la porte. L'isolement des personnes dans l'ascenseur doit être évité, c'est pourquoi, en plus d'installer des interphones vidéo, il peut être conseillé d'avoir des zones vitrées dans les portes qui permettent aux personnes sourdes un contact visuel avec l'extérieur.

3. Zones d'embarquement/débarquement

Le hall d'accès aura une dimension minimale de 1,50 m sur 1,50 m et sera exempt d'obstacles. Aux arrêts, le plancher de la cabine et celui de l'installation doivent être de niveau et avec une séparation maximale de 2 cm. La zone doit être délimitée par un sol tactile avec des rainures parallèles à la porte de l'ascenseur. Le bouton d'appel aura les mêmes caractéristiques que le panneau de boutons de la cabine. L'indicateur végétal aura une taille minimale de 10 cm de largeur sur 10 cm de hauteur et la numérotation sera présentée en haut relief contrasté. Il sera placé centré à 1,60 m du sol, sur les montants de part et d'autre de l'ascenseur ; S’il n’y a pas d’espace à cet endroit, il sera placé dans la zone immédiatement adjacente à la porte.

4. Étage

Les principales caractéristiques qui doivent être exigées du revêtement de sol sont sa dureté, sa capacité antidérapante dans des conditions sèches et humides et l'absence d'aspérités autres que la pièce elle-même. En général, on peut dire que le revêtement doit être :

  • Stable, évitant les sols meubles, graviers, sable et autres.
  • Antidérapant, aussi bien sec qu'humide, pour lequel les tests appropriés doivent être effectués sur place, simulant les situations les plus favorables au glissement, comme l'accumulation de poussière et l'irrigation, et vérifiant que même dans ces conditions il n'est pas glissant.
  • Sans aspérité autre que la pièce elle-même, ce qui signifie que le sol est parfaitement posé et surtout qu'un entretien adéquat est effectué.

De plus, les joints doivent avoir une résistance similaire à celle du trottoir, et leur épaisseur ne doit pas dépasser 10 mm. La hauteur maximale des reliefs et des oreilles ne dépassera pas 7 mm pour éviter les trébuchements.

Source : SID (Service d'information sur le handicap)

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7 commentaires

  1. Excellent article. Bien sûr, ces dernières années, il existe de nombreuses alternatives pour améliorer l'accessibilité et la vie quotidienne des personnes à mobilité réduite, c'est étonnant et c'est quelque chose qui ne devrait pas décliner et continuer à innover pour leur permettre une plus grande flexibilité. Salutations!

  2. Très bon article ! Tout est très bien expliqué. Suite à l'article, nous constatons petit à petit des tendances d'amélioration en termes d'efficacité énergétique. Salutations à tous et merci pour l'article.

  3. Article complet, détaillé et très utile. Je suis sûr que cela aidera plus d'un d'entre vous. Félicitations à l'équipe éditoriale !

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